06 août 2007

Le retour

Retour de 2 semaines de vacances trépidantes sur la route du Sud de Madagascar... Anecdotes à suivre...

Au sommaire : promenades dans les montagnes des Hautes Terres, 4x4 dans les pistes à la recherche des artisans, visite du lac mystérieux, danse avec les lémuriens, baignades dans les sources d'eau chaudes, découvertes des traces des anciens rois, étendues infinies, canyons et plateaux : immersion, nage avec les baleines, attaque par des pirates, plongées dans des aquariums naturels, gastronomie, communion avec la nature... Rien de spécial quoi mais je le raconterai quand même...

à suivre...

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04 août 2007

Baleines...

Au large de Tuléar... Elles viennent ici pour mettre bas. C'est waou. (Pour une fois, les photos sont de moi).

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(La 5ème photo est de l'année dernière à l'Ile Sainte Marie, à l'Est de Mada)

Emotion incroyable de cotoyer ces monstres marins. En malagasy, baleine se dit "ogre". Animal fascinant, moment fabuleux de communion avec la nature.

Bouleversant, au même titre que les baobabs ou le chant des Indri indri, ces lémuriens géants...

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03 août 2007

Attaque par les pirates

On était bien pourtant...

A la fin de notre périple autour de la route du Sud, nous sommes arrivés à Tuléar, nous avons encore bravé la piste pendant une heure pour arriver dans un petit hôtel sur la plage, au calme. En arrivant à l'hôtel, tout le monde s'est relaché, nous avons laissé le vent baigner nos têtes nues comme disait l'autre, nous laissant distraire par un caméléon dans un arbuste, un papillon géant, ...., bien quoi.

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Et le soir, le drame.

Alors que nous dînions tranquillement dans la salle de restaurant baignée de l'air du large, d'un repas simple de langoustes gigantesques pêchées quelques heures plus tôt, le choc. Un blanc au visage buriné et à la gueule de pirate rentre dans la salle, s'accoude familièrement et demande un rhum à la patronne, belge de sa nationalité. Elle semble refuser et le pirate se met à hausser le ton : "et bien je vais me servir, je suis chez moi ici !". Des malgaches enveloppés dans des couvertures dissimulant mal des armes - bâtons, machettes, sagaies - rentrent à leur tour dans la salle de restaurant, ils occupent les lieux visiblement. Un blondinet tremblant de peur entre à la suite du pirate avec un petit cartable. Il a la tronche du gars qui débarque, bien propre sur lui. Le pirate explique alors à l'assistance qui le regarde hébété, la fourchette encore en l'air (les langoustes étaient heureusement terminées) :

"Mesdames, Messieurs, ces gens là (la belge gérante de l'hôtel) sont des escrocs. C'est moi le propriétaire ici. J'ai ici une injonction du tribunal de Tuléar m'autorisant à rentrer dans les lieux aujourd'hui même. Le mari de cette dame a été condamné, il est en fuite actuellement."

Le larbin blondinet sur un geste du pirate sort du cartable un dossier, en tremblotant... Ce sont effectivement des papiers d'un tribunal, mais on sait ce que ça vaut ici... Le pirate fait le tour des tables pour tenter de rassurer les clients. "Ne vous inquiétez pas messieurs dames, tout va bien. Ce soir vous ne payez rien, je vous invite. Votre séjour est gratuit. Ces gens sont des escrocs, vous comprenez je me bats pour que ma fille récupère mon bien."

Il fait bien nuit, il est 9h passée. La propriétaire s'est réfugiée dans sa maison un peu plus haut. Le personnel ne bouge pas. D'autres amis malgaches du pirate arrivent et occupent les lieux. Un ami de la propriétaire est parti au village, pour tenter de trouver des gendarmes. Mais nous sommes loins de tout. Le pirate est nerveux, il tourne en rond. L'ambiance est glauque, nous avons peur que les bandes rivales s'affrontent, des gardiens de la propriétaire sont là et se tiennent en retrait, matraque ou sagaie à la main. Nous ne savons pas quel est l'armement de chaque camp, nous imaginons le pire. Le temps passe, rien ne bouge, ou en tous cas, nous ne comprenons pas le mouvement. Nous quittons la salle de restaurant pour ne pas se trouver au milieu de l'éventuel affrontement. Nos 2 bungalows étant chacun à un extrémité de l'hôtel, nous décidons de dormir tous les 5 dans le même bungalow, par sécurité. Avant de nous couchons, nous préparons nos petits sacs avec le minimum indispensable, argent, passeport, ... pour pouvoir fuir par la plage en cas de grabuge.

La nuit se passera dans le calme relatif. Le pirate se contentera de piller tout le rhum de l'hôtel. Le problème se reproduira 2 soirs plus tard.

Il y a une course à qui corrompra le mieux les magistrats du coin pour que des arrêtés de tribunal soient rendus en la faveur de l'un, puis cassés à la faveur de l'autre, etc... Tout le monde n'est pas perdant dans l'affaire, certains se gavent bien sûr.

Le lendemain matin, 2 gendarmes sont venus, disant vouloir arrêter le pirate. Sur le coup, il avait disparu. Mais une heure plus tard, il rôdait à nouveau dans le coin, profitant de l'isolement de l'hôtel, et de la grande faculté des gendarmes à changer d'avis de façon à protéger la main qui donne...

Madagascar...

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27 juillet 2007

Ambositra

(prononcer Ambouchtr')

Arrivée à Ambositra aujourd'hui, pour 24h de petites balades avant de continuer vers le sud.

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Petite ville bien calme. Les "pousses" attendent tranquillement une hypothétique course. Ils nous hèlent de loin, mollement. En fin de matinée, la motivation n'est visiblement plus là. Un hibiscus énorme trône sur une petite place.

Visite du palais royal dans l'après midi, c'est à notre chauffeur que nous avions confié la mission de le trouver. La piste est de plus en plus mauvaise, mais nous grimpons la plus haute colline à côté d'Ambositra. Nous finissons à pied. La nature a été modelée en remparts qui semblent aujourd'hui naturels. On croirait pénétrer dans des ruines de chateau fort, par un petit chemin creux. La tour de guet est un énorme rocher. Nous continuons à avancer, jusqu'au vieux tombeau de la famille royale locale. Les traditions survivent, un tombeau neuf a été construit juste à côté de l'ancien. Certaines personnes viennent encore faire des sacrifices et des offrandes aux ancêtres dans ce lieu sacré.

Le palais royal, rova en malagasy (prononcer rouv'), a été restauré. On y entre par le côté Sud Ouest, comme le veut la tradition, pied droit en premier. Le coin Nord Est est le coin des ancêtres, la partie sacrée de la maison. C'est également l'endroit où dort le roi. On y voit des traces de bougies, du sang seché. C'est le lieu des offrandes qui sont traditionnellement du rhum artisanal, du miel, voire un poulet qu'on égorge sur place. On brûle une bougie pendant les offrandes. On peut également offrir des bonbons par exemple. Pour les sacrifices de zébus dans les grandes occasions, le sacrifice se fait dehors, en général sur une grande pierre plate. Le coin Nord Ouest du Rova est dédié à la cuisine, et à la réception des invités. La coutume veut que l'on sorte du rova à reculons, pied droit en premier... La disposition et les espaces dédiés dans le rova correspondent à la cosmologie traditionnelle malagasy, très complexe.

Devant le rova est aménagée une petite place carrée. Le roi y rassemblait ses sujets avant d'y faire des discours. L'histoire raconte que le dernier roi s'est fait tué alors qu'il prenait un bain de soleil sur la pierre au milieu de cette place. Il devait être invincible s'il ne quittait pas le rova, mais les conquérants du nord l'ont tiré d'un coup de fusil depuis une colline avoisinante.

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Je n'arrive pas à quitter ce lieu si riche en histoire et si particulier du point de vue tellurique... Je m'attarde autour du rova, de la placette, du tombeau. On a une belle vue sur Ambositra d'ici. Plus proche, il semble y avoir des fossés tout autour de la place forte. Les abords des rova sont en général des lieux sacrés. Nous les traversons en regagnant la ville.

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Ballade le lendemain avec un guide, au delà des montagnes qui ceinturent Ambositra. Nous grimpons en traversant un petit groupe de maisons. Plus haut sur la montagne, nous arrivons dans une petite forêt, pleine de mimosas en fleur. 2 scieurs de long sont au travail. Plus loin, nous rencontrons des gamins jouant de la flûte taillée dans un bambou. Les gamins accompagnent des zébus et des moutons au paturage. Un des agneaux semble n'avoir que quelques jours. Le gamin le prend dans ses bras et nous l'apporte pour nous le montrer de plus prêt.

Traversée des collines aménagées en terrasses générations après générations.

Traversée de champ de mandarines. Nous cherchons le propriétaire pour lui en acheter et les cueillir sur l'arbre.

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25 juillet 2007

Antsirabe et Betafo

Première étape des vacances : Antsirabe, à 175 km au sud de Tanà. C’est la 2ème ville de Madagascar. Capitale économique du pays, on y trouve les brasseries de la fameuse bière THB, des fabriques de cigarettes (dont des gauloises bleues sous licence), de tissu en coton, des industries agroalimentaires du président de la république…

Anciennement, à l’époque de la colonisation, des colons de toute l’Afrique Australe et de l’Océan Indien venaient à Antsirabe pour prendre les eaux, pour se reposer ou se requinquer. C’est une ville thermale, avec ses sources d’eau chaudes captées et aménagées. Il y a plusieurs sources pour de l’eau de bouteille également, dont la « Vichy Malgache » : Visy gasy (prononcer vichy gache). C’était aussi un lieu de repos pour le climat, très proche du climat européen (mais avec les saisons inversées bien sûr).

Il reste de cette époque plusieurs bâtiments dont les Thermes et l’Hôtel des Thermes, superbe hôtel au milieu d’un parc immense au cœur d’Antsirabe. Des photos anciennes sont encadrées à l’intérieur, on y voit un défilé de voitures d’un autre temps et des dames dans des robes Belle Époque avec leurs ombrelles. Les lieux ont gardé cette âme, on se trouve projeté dans le temps en se promenant dans les couloirs de l’hôtel des Thermes.

Nous commençons la découverte d’Antsirabe par une balade dans le marché, histoire de mettre tout le monde dans le bain : les bons étals de boucherie, les stands de poissons séchés encore bien odorants, mais aussi les chouettes légumes énormes qui poussent si bien dans les environs et que l’on retrouve dans tout Madagascar. Vente de carottes râpées, de fruits inconnus et innommables, d’oignons en petits tas, de carottes bien alignées…

Betafo, autre station thermale à quelques kilomètres à l’Ouest, 2ème étape. Le lieu est plus perdu au milieu de nulle part, loin de la pollution de la ville d'Antsirabe, et de la circulation des vélos, pousses-pousses, voitures... Après la sortie de Betafo, on arrive aux thermes. Il en reste des petites maisons autour de baignoires creusées dans le sol. La source d'eau chaude est captée en amont et l'eau chaude arrive directement dans les baignoires. Des gens du village voisin vendent des seaux d'eau froide qu'il faut ajouter à l'eau chaude pour pouvoir se baigner. Nous ne nous baignerons pas cette fois. C'est l'hiver, la température extérieure est fraîche. Xavier improvise un petit foot avec un gamin minuscule qui était là. Au début un peu surpris et en retrait, le gamin fini par rentrer dans le jeu, un peu étonné de voir ce grand vazaha (étranger) partager son jeu avec sa balle de fortune.

Nous remontons ensuite jusqu'à la source, située sous un immense cactus raquette. Des gamins y jouent, d'autres se lavent à cette eau chaude, toilette de chat. Des femmes viennent faire leur lessive ici, la source est sommairement aménagée.

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Après un petit tour autour des thermes, nous repartons nous balader au milieu des rizières et des cultures maraîchères pour se rapprocher d'une chouette cascade que nous avons aperçue de la route. Marche en équilibre au bord des canaux d'irrigation... Moment de calme, de paix, de communion avec la nature !

Nous savourons ce calme avant de retourner au village de Betafo où le marché est éclectique à souhait : des gens de tout âge jouent à la pétanque, en pariant de l'argent pour pimenter les parties. Certains sont des vrais champions. L'équipe de Madagascar a déjà été championne du monde de pétanque par le passé, et oui. C'est un sport national. A côté, d'autres jouent (de l'argent également) au baby-foot. On se demande comment ils s'en sortent sur ces machines bricolées et déglinguées.

A côté, c'est la station de taxi brousse. Il y a un va-et-vient de minibus mazda et de vieilles peugeot break défoncées qui embarquent et dégueulent des passagers. Au milieu de tout ça, des forgerons. On se demandent ce qu'ils font là. Ils bricolent probablement des pièces de voiture notamment. Ils ont des petites forges portatives, avec un système de soufflerie ingénieux pour activer les braises du feu qu'ils font sur la place...

Moins poétique, un tas d'ordure étalé et que le vent disperse partout trône au milieu de ce terrain...

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Route de la Soie

foret_tapiaLe Tapia est un arbre qui pousse en altitude et qui accueille naturellement les vers à soie dans son feuillage, tout comme le mûrier.

(Là c'est une forêt de Tapia du massif de l'Isalo, mais il y en a aussi plus près d'Antsirabe).

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En cherchant un peu dans le feuillage assez touffu, on trouve ces cocons. Des cueilleurs les récupèrent et les rapportent à l'atelier de tissage. Ces cueilleurs font des kilomètres dans les montagnes, dans des zones reculées pour rapporter ces précieux cocons dont on fera les "lamba" traditionnels.

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A l'intérieur du cocon, la larve du papillon sommeille... Enfin là elle sommeille pour longtemps parce qu'elle a été passée à l'eau bouillante pour arrêter son développement. Si la larve continuait à se développer, elle casserait le fil de soie au moment de sortir.

Le cocon ne s'ouvre pas comme sur la photo. En fait, on le dévide sans casser le fil de soie qui le constitue, après l'avoir mariné pour qu'il se décompacte.

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Et voilà le travail...

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Lac Tritriva

Pas loin d'Antsirabe, vers l'ouest.

Le fameux lac Tritriva qui est souvent photographié dans les livres sur Madagascar : son eau est noire, c'est un lac dans un cratère au sommet d'une montagne. Le commandant Cousteau aurait tenté d'explorer le lac. Aujourd'hui, l'histoire se mêle déjà à la légende. Le sondage aura permis de fixer la profondeur à 147 m selon le guide local, pressé de finir son baratin pour toucher 3 sous. Il regarde d'un oeil mauvais ses concurrents, plus jeunes, qui feront ensuite le tour du lac avec nous. Cousteau n'aurait réussi à plonger qu'à 20 m. Je n'ai pas réussi à retrouver des données sûres là dessus, je colporte donc la légende...

On dit qu'à la saison des pluies, inexplicablement, le niveau du lac baisse alors que celui de tous les cours d'eau environnants remonte. Il remonte à la saison sèche.

Le lieu est bien sûr sacré. Il est interdit de venir ici avec un porc, de la viande de porc, et même en ayant mangé récemment de la viande de porc. Des amoureux se seraient suicidés en se jetant dans le lac, parce que leurs parents s'opposaient à leur mariage. Depuis, leur esprit habite les lieux. Un arbre torsadé à flanc de falaise abrite aujourd'hui leur esprit.

Un jour, un chinois (pourquoi un chinois??) nageait dans le lac (l'eau en est glacée). Il a traversé le lac, et s'est accroché en face, sur l'arbre torsadé. Sortant un couteau, il fait une entaille dans le tronc d'arbre : du sang se met à en goutter... Le chinois n'a jamais réussi à revenir de l'autre côté du lac, à l'endroit où la berge est au niveau de l'eau. Il a disparut au milieu du lac. On n'a jamais retrouvé son corps.

A Madagascar, les fantômes sont parfois liés à l'eau. On parle des "fantômes de l'eau", "lolon'ny rano". J'ai déjà observé plusieurs lac ou mare hantés. Certains de ces fantômes se payent régulièrement d'un tribu humain. Sur la berge, des gens viennent faire des offrandes et des sacrifices sur ces lieux sacrés.

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Superbe vue de là haut sur la campagne environnante....

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16 juillet 2007

Promenade dominicale dans la campagne Tananarivienne

A quelques minutes du coeur de Tanà, on se retrouve directement en pleine campagne... Idéal pour se laver les poumons de la crasse de la pollution de la ville (le contrôle technique étant un concept encore peu approprié par les magaches, les fumées d'échappement bouchent parfois complètement la visibilité....).

Petite promenade donc sur des collines, traversant des carrières d'où sont extraits des pavés, des cultures maraîchères parfaitement entretenues, des étendues d'herbes, et un petit cochon (voir les photos de l'Album "Autour de Tanà").

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Rencontre en fin de promenade d'un vieux monsieur, qui lui, ne fuyait pas en nous voyant... Les gens des villages ne semblaient pas rassurés de nous voir, ils n'étaient pas très causant. Les enfants nous suivaient de loin, depuis les crêtes en piaillant et disparaissaient au premier regard de notre part comme par enchantement.

Ce vieux monsieur parlait un français impeccable, comme les personnes, de moins en moins nombreuses, de sa génération. Il avait 83 ans (presque comme mes grands parents !), nous racontait qu'il a été chauffeur et cuisinier chez des français à Tanà. Il est Betsileo, originaire de Fianarantsoa, mais passe sa retraite dans un petit village à côté d'ici. C'est rare et impressionant de voir un homme de cet âge dans ce pays où l'espérance de vie est de 50 ans...

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12 juillet 2007

Impressions de France

Hier soir, le président de l'asso malgache rentrait d'une mission en France, accompagné de la directrice d'un centre de formation. Premier voyage en France pour le président, bûcheron de son état.

Premières expressions, de sa voix caverneuse :

"La différence avec Madagascar, c'est qu'en France, c'est une grande course !"

"Il n'y a pas de policiers aux carrefours, pourtant, les gens sont très disciplinés. Ca ne serait pas possible à Madagascar ! S'il n'y a pas de policier, tout le monde veut passer en premier. Là bas, les voitures s'arrêtent toutes seules aux carrefours !"

"Il n'y a pas de trous dans les routes. Même les routes entre les champs sont goudronnées et n'ont pas de trous !"

Isabelle, directrice du centre de formation de Tamatave, parle d'abord du sakafo (repas). Elle se plaint d'avoir grossi en 10 jours en France (ce qui semble vrai), l'alimentation est trop riche ! Beaucoup de choses surprenantes dans les moeurs culinaires des français :

"Ils cuisent le riz avec du sel !"

"Ils mangent la viande avec du lait !" (ndt : crème fraîche)

"Ils mangent de la viande avec du sucré !"

Ils sont fous ces gaulois...

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09 juillet 2007

Résultats du concours de cris de cochon

Finistère

Cri du cochon. Baptiste, lauréat de la « Lard academy » de Milizac

La qualité de la prestation démontrée par Baptiste Gergaud a ruiné tous les espoirs de ses adversaires. Hier, en scène sur le terrain des sports de Milizac, devant une foule de 3.500 personnes, une vingtaine de hurleurs déchaînés se sont pris au jeu du meilleur Grouïk. Ce titre départemental avait été remporté l’année dernière par son plus jeune concurrent. Kilian, au grand bonheur de ses fans est tout de même monté sur la troisième place du podium. Une trentaine de cochons rôtis à la broche ont fait les frais de l’appétit des spectateurs, que les fous rires n’ont pas entamé. Cette quinzième édition, également placée sous le signe de la chance, puisque se déroulant un 7 juillet 2007, tombait, ça ne s’invente pas, le jour de la Saint-Raoul. À 19 ans, Baptiste Gergaud savoure sa victoire : « Je suis ravi ! Cela faisait deux ans que je participais aux jeux, mais cette année, je m’étais vraiment préparé ». Il s’agit d’une belle récompense pour ce jeune menuisier, natif... De Milizac !

extrait du journal Le Télégramme

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